18 et 19 octobre

Le 11ème Championnat de France des Clubs d’Entreprise

Après une année d’interruption, le Championnat national des Clubs d’Entreprise s’est tenu à Châlon sur Saône à l’hôtel Mercure, situé à la périphérie de la ville, juste en sortant de l’A6.

Les conditions de jeu ont été très bonnes, l’accueil, les chambres, la nourriture aussi. Il est vrai que pour un hôtel 3 étoiles on pouvait s’y attendre ! Le seul bémol étant l’absence de support aux feuilles de partie (écrire sur un tissu encore plus vert que le tee-shirt du club, ce n’est pas évident).

Le club champion, Kodak, remettait à domicile son titre en jeu. Rappelons au passage que Châlon est la ville natale de Nicéphore Niepce (et pas comme un Turc), l’inventeur de la photographie. Il est donc normal que l’entreprise américaine ait choisi ce lieu pour s’implanter !

12 équipes seulement ont participé à ce championnat. L’éloignement de Paris (330 km) a dissuadé certaines équipes d’effectuer le voyage. 12 équipes mais en fait 7 clubs d’entreprises représentés : Kodak alignait 4 équipes, IVECO, SNCF Chambéry 2, restaient Banque de France, Air France, Solvay Tavaux (Chimie) et l’ATSCAF (ministère des Finances).

Le règlement est assez large (trop sans doute) pour faire participer un maximum de joueurs : 4 joueurs dont 3  minimum appartenant au club de l’entreprise, à l’entreprise ou ayant un parent travaillant dans cette entreprise ! C’est pourquoi, Pierre-Yves Toulzac, mon coéquipier de Nationale 3, m’avait contacté pour jouer l’extérieur dans l’équipe de l’ATSCAF (Association Touristique Sportive et Culturelle de l’Administration Financière). Les deux autres joueurs étant Hubert Truong de Malakoff (2056) et Pascal Gendre (1910). (Remarque : je n’avais pas emmené mon tee-shirt vert car celui-ci est en réparation après ma défaite de Nationale la semaine précédente !)

Sur le papier nous étions 3ème Elo derrière IVECO 1 et Banque de France et les derniers à afficher une moyenne Elo supérieure à 2000. La cadence était de 61 min KO

Après un petit voyage en voiture et avoir vu la deuxième mi-temps de France-Japon à la télé, voici le tournoi qui commence :

1ère ronde. Contre Kodak 2. Score sans appel : 4-0. Mais si mes partenaires n’eurent pas trop de frayeur, j’ai eu une entame assez catastrophique. Avec les Blancs contre un 1720, un mauvais passage de l’ouverture au milieu de jeu, suivi d’un refus d’une proposition de nulle et la perte immédiate d’une qualité nette m’ont conduit à une partie perdante. Mais l’expérience et l’écart de classement (410 points) ont fait le reste : au lieu d’attaquer mon Roi, les Noirs ont tergiversé puis échangé les Dames, la finale est devenue quasiment nulle jusqu’au terrible 46…Td4 ? joué en manque de temps qui renverse la situation. Tous les pions de l’aile-dame tombent et mon adversaire doit se résoudre à laisser deux fantassins passés courir vers l’en-but. TOUCHDOWN !

2ème ronde. Contre la Banque de France. Quel résultat autrement possible qu’un 2-2 entre les Finances et la Banque de France ? C’est le cas mais ce fut chaud ! Pierre-Yves propose nulle dans une position très délicate mais complexe et son adversaire accepte. J’arrive au même résultat après avoir été sous pression pendant toute la partie contre Croizier (2148) ; à la fin je suis mieux mais en retard à la pendule. Nous gagnons au 3ème et perdons au 4ème. Ceci dit, les espoirs de titre étaient de plus en plus minces : IVECO alignant 2 fois 4-0.

3ème ronde. Opposés à IVECO 2, nous gagnons largement 3.5 à 0.5. Seul Pierre-Yves concède la nulle. Quant à moi je blitze De Quélen (1810) sur une attaque Torre jouée toute seule. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi on n’abandonne pas lorsqu’on a une, puis deux, puis 3 pièces de moins, sans aucun contre-jeu, en étant menacé d’un mat rapide. Fin de la première journée. IVECO 1 vainqueur devant Banque de France est en tête, nous sommes seconds.

4ème ronde. Match contre IVECO 1 qui avait un point d’avance sur nous (10.5 contre 9.5 points). Leur but était de marquer au moins deux points. Ils le firent rapidement avec la nulle de Pierre-Yves contre Scholz, celle au 4ème échiquier et la victoire de Licayan sur Truong au 3ème. Quant à moi, opposé à l’Américain Zimbeck, je gagne la qualité mais au lieu de jouer pour l’initiative, je laisse mon adversaire attaquer de manière décisive. Il me propose la nulle dans une position archi-gagnée mais cette victoire donne quasiment le titre à IVECO (score : 2.5-1.5)

5ème ronde. Nous voilà obligés de jouer pour la deuxième place contre la banque de France. En face, Talvaux Solvay. Il faut gagner sur un large score mais c’est encore une déception malgré notre net avantage sur les échiquiers 2-3-4. Pierre-Yves annule contre Philippe Guyot, j’écrase tranquillement avec les Noirs un 1910 mais nous perdons notre rang après la défaite au 4ème et la bourde de Truong qui avait une partie gagnante au 3ème : 30 minutes à la pendule, une position gagnante mais une envie de blitzer qui coûte un demi-point alors que le gain était facile. 2-2 les boules !

6ème ronde. Deux points nous suffisent contre SNCF Chambéry pour assurer la 3ème place. C’est rapidement fait avec les victoires rapides de Pierre-Yves et de ma pomme. Nous ne lâchons qu’une nulle au 3ème ; score final 3.5-0.5.

Au classement général, la hiérarchie est respectée : IVECO 1 20 points devant Banque de France 17 et ATSCAF 16.5. Un trophée, un appareil photo jetable, une pellicule, un album de Cédric pour tous les joueurs de l’équipe.

La bonne surprise pour moi fut de décrocher le prix du meilleur 2ème échiquier avec 5/6 : 4 gains et 2 nulles, soit le même score que Zimbeck d’IVECO mais avec une meilleure performance (2184 pour moi). Il a dû regretter d’avoir accordé la nulle mais lui repart avec un appareil photo numérique offert à chaque joueur du club vainqueur !

En tout cas une compétition sympa mais épuisante en raison du trajet et du nombre de parties. Mais une revanche nous attend dans 3 semaines lorsqu’il faudra retrouver IVECO en Nationale 3 et le résultat sera différent (enfin je le souhaite !)

 

Franck JOUBERT