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Au pays du citron, il y a parfois des pépins

Lorsque le président m´a demandé d´écrire quelques lignes à propos de ma participation à l´open B de Menton, j´ai tout de suite souhaité en écrire un peu plus, afin d´apporter un éclairage, notamment en direction des moins expérimentés d´entre nous, sur ce qu´est le jeu d´échecs en compétition.

Bien entendu, mon élo de 1677 ne fait de moi qu´un joueur de club moyen, aussi ceci n´est qu´un simple témoignage. La route des échecs est longue et difficile, et chacun y cherche son propre chemin, fait de persévérance, de travail, avec une bonne dose d´ent housiasme.

Avant l´open

Durant le mois précédent, j´ai totalisé 25H de travail, dont 90% de tactique, un peu de finales, un peu de pratique en interclubs. Pourquoi comptabiliser ? J´ai trouvé cette intéressante idée dans les vidéos de ChessMI sur Youtube. Mesurer son temps de travail sert à objectiver son effort, ainsi qu´à en connaître la répartition suivant les différents domaines des échecs.

Vous aurez tout de suite noté que je n´ai pas travaillé les ouvertures, domaine ô combien important, mais qui a toujours suscité chez moi l´ennui voire l´endormissement. Son absence dans ma comptabilité me renvoie pleinement à ma responsabilité : «Eric, si tu veux progresser, dépasse tes vieilles habitudes qui ont fait la preuve de leur inefficacité !»

Ronde 1 : les Noirs contre un 1505

Combien de parties ai-je perdu contre un adversaire moins coté ? Il faut être vigilant, et comme dit l´adage «jouer la position, pas l´adversaire.» Plus facile à dire qu´à faire, les croyances, présupposés et autres poisons psychologiques sont monnaie courante en compétition, et l´expérience consiste aussi à s´en prémunir. Parfois, notre adversaire est plus en nous-mêmes qu´en la personne conduisant la couleur opposée !

Après une Sicilienne Grand Prix moyenne mais correcte de ma part, je réussis à gagner une qualité, je manque de la perdre, mais mon adversaire ne voit pas le coup qui m´est apparu dès que j´ai appuyé sur la pendule (un grand classique !), et je prends le point grâce à une attaque de mat.

Ronde 2 : les Blancs contre un 1745

C´est une Est-indienne tranquille (presqu´un oxymore !), je suis content de ma position, sans plus. Mon adversaire ouvre la position, je suis d´accord, mais oups, ma Dame est entre les 2 Tours sur la colonne, et non derrière elle, une faute que je ne fais pas souvent : 0-1

Ronde 3 : les Noirs contre un 1881

Mes vieux démons reviennent : après un début Colle, je joue passif, je commence à me faire enfermer mes pièces, et quand la position s´ouvre, ma défense est désorganisée. Mon manque de travail des ouvertures se rappelle à moi : 1-0

Ronde 4 : les Blancs contre un 1529

Pour cette 2e partie de la journée, une semi-slave réinterprétée... J´ai rapidement un avantage d´espace, je rate quelques occasions plus décisives que mes coups, mais je réussis à faire naître une attaque de mat à la «ChessTempo», mon site d´entraînement quotidien pour la tactique standard, je suis plutôt content : 1-0

Ronde 5 : les Noirs contre un 1554

Mon adversaire est norvégienne et, du fait que je suis handicapé visuel et que je joue donc sur mon propre échiquier, les coups étant annoncés entre adversaires. Du fait que mon norvégien est... perfectible, nous jouons en anglais ; pas de problèmes, pas besoin de grandes phrases, j´ai d´ailleurs déjà joué en anglais, en allemand, et en italien, quelques mots suffisent !

Les vieux démons sont revenus (soyons clairs : j´ai juste autorisé leur retour!), je manque d´air, je tente de me libérer, je me déconcentre, je perds un pion, ça m´énerve, et je me prends une fourchette de pion. Mieux vaut aller boire une bière au bord de la mer : 1-0

Tout cela ne fait que 2/5, la journée suivante avec 2 rondes sera ardue, mais il faut garder le sourire !

Ronde 6 : les Blancs contre un 1592

Après un début d´Ouest-Indienne, je réussis à provoquer un pion isolé d5 chez l´adversaire, que je tente d´assaillir, rien à faire. Je vois une belle combinaison dans laquelle j´oublie juste le détail que mon adversaire voit immédiatement, je commence à mal jouer... Mon adversaire me laisse reprendre vie, et je sauve la nulle avec mes 2 Tours contre Tour, Fou et pion passé sur la 7e. 4H30 de jeu !

Ronde 7 : les Noirs contre un 1548, adversaire contre qui j´avais perdu en 2016, il avait alors 1770

Après un début poussif, je réussis à me donner un peu d´air, je finis par trouver une ressource tactique qui me donne 2 pions passés. Nous arrivons tous deux en zeitnot, je joue maintenant instinctivement, j´ai Tour, Cavalier et pion sur la 7e contre Tour et Cavalier. J´entrevois un gain, calcule 3-4 coups, plus le temps, faut y aller ! J´avais vu juste, je prends le point quelques coups plus tard, merci mon entraînement !

Avant les 2 derniers jours, 3,5/7

Ronde 8 : les Blancs contre un 1625

Début laborieux, je tente une simplification, mais mon adversaire joue un coup surprenant, tentant lui-même une combinaison, qui n´était en fait pas vraiment justifiée, mais qui m´a fait réfléchir sur le champ de bataille ! Ma réponse n´était pas non plus optimale. Nous avons fini pas nous neutraliser, mais Stockfish prétend maintenant que j´étais gagnant, je tenterai de comprendre lors de la vraie analyse (qu´un coup de Stockfish en passant n´est pas).

Ronde 9 : les Noirs contre un 1773

Une Sicilienne fermée qui se passe plutôt bien, mon adversaire n´attaque pas assez. Je me trouve même en situation de gagner de l´espace, sans craindre pour ma vie... Mais que vois-je, un pion a2 à gagner, est-ce bien certain, pas de contre-attaque ? On y va ! Stockfish, lui, n´y serait pas allé, on verra ça. Toujours est-il que mon adversaire en profite pour attaquer ma Dame excentrée, puis mon pion b6 devenu arriéré, et ne voit pas mon Cavalier venir titiller sa Tour enfermée par sa propre Dame. Au début, je croyais juste gagner une qualité, mais je me rends compte pendant qu´il réfléchit que c´est bien une Tour nette qui est en jeu. Sans doute fatigué et énervé de la situation dans laquelle il s´est mis, il abandonne, et je sauve les meubles pour cet open.

Je finis donc cette semaine de 28H avec 5/9, 40e/114 et un gain élo de ... 0,4. Moi qui avait perdu 34 points à Plancoët en août, et après un début contrasté, je suis soulagé, mais évidemment pas satisfait.

Ronde 10 : la plus fastidieuse

La saisie des parties, il y en a maintenant 558 dans ma carrière de 11 ans de licence A. Cette ronde est un préalable à la suivante.

Ronde 11 : la plus longue

L´analyse de toutes les parties. Il s´agit de rechercher des idées, des pistes d´améliorations, de dégager des axes de travail, par exemple dans les ouvertures (suivez mon regard!!!). Imaginer des variantes instructives, en se souvenant de ce qu´on a pensé in vivo, fait également partie du régal. En dernier lieu, un petit coup de votre module favori pour mettre à l´épreuve la tactique. Comme beaucoup de gens, je sais que je n´analyse pas bien mes parties, et je sais aussi que ce processus itératif est la source de beaucoup de progrès.

Donc, au travail, et à bientôt pour de nouvelles aventures, sans oublier de vous souhaiter la réussite pour les vôtres.

Eric Meyer




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